Pour ceux désireux d'expérimenter le flexitarisme, l'idée de réduire leur consommation de viande est séduisante. Mais que penser des fausses viandes qui font leur apparition dans nos supermarchés ? Peut-on vraiment s'y laisser prendre ? Un expert en biologie nous éclaire.
Les fausses viandes, ou produits similicarnés, sont présentées comme une alternative à la viande traditionnelle tandis qu'elles promettent une expérience gustative similaire, sans recourir à l'animal. Avec des marques comme HappyVore, Planted, et Heura qui se développent, ces produits, bien qu'encore marginaux (1% du marché), pourraient représenter 10% des viandes consommées d'ici cinq ans.
Le goût : une amélioration notable
Les premières générations de fausses viandes avaient leurs défauts, mais des progrès conséquents ont été réalisés. Leur présentation et leur saveur se rapprochent désormais beaucoup de celles de la viande, offrant une variété de gammes pour tous les goûts.
Analyse de la composition
Sur le plan nutritionnel, les ingrédients des fausses viandes ont été simplifiés. Par exemple, les "veg'guillettes" de Kokiriki se composent principalement d'eau et de protéines de soja. De plus, ces produits ne contiennent généralement pas de nitrites, et beaucoup sont élaborés sans OGM, offrant une alternative souvent riche en protéines.
Équilibre nutritif et bilan écologique
En termes de calories, certains faux produits peuvent être assez similaires à l'original, mais un expert souligne que des ingrédients comme l'huile de coco, riche en graisses saturées, nécessitent une attention particulière. Sur l’aspect environnemental, les produits à base végétale présentent des avantages indéniables face aux élevages industriels, souvent critiqués pour leur empreinte écologique.
Conseils pour une consommation raisonnée : ceux qui souhaitent intégrer ces produits dans leur alimentation doivent prêter attention à la liste des ingrédients. Les aliments ultra-transformés doivent rester des exceptions dans une alimentation équilibrée. En outre, même si leur composition indique un bon Nutri-Score, ces produits ne doivent pas être consommés en excès.
Enfin, le coût de ces alternatives végétales est souvent élevé. Par exemple, un kilo de steaks HappyVore pourrait coûter deux fois plus cher que son équivalent traditionnel. Les marques ciblent clairement une clientèle prête à débourser un peu plus pour ce qu'elles considèrent comme une alternative éthique.
Expert : Fabien Badariotti, docteur en biologie, membre du conseil scientifique de l'Observatoire national de l'alimentation végétale.







