Marc Rey, neurologue et président de l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance, liste les aliments à proscrire pour un meilleur sommeil.
En moyenne, sur une vie de 80 ans, nous consacrons entre 25 et 27 années à dormir, soit environ un tiers de notre existence. Nos besoins en sommeil varient selon l'âge :
- Nouveaux-nés (0 à 3 mois) : entre 14 et 17 heures.
- Enfants (3 à 13 ans) : entre 10 et 13 heures.
- Adolescents (13 à 17 ans) : entre 8 et 10 heures.
- Adultes (18 à 64 ans) : entre 7 et 9 heures.
- Séniors (64 ans et plus) : entre 7 et 8 heures.
L'Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INSV) précise que la qualité du sommeil est essentielle pour notre santé, tout comme une alimentation équilibrée.
Une bonne qualité de sommeil, clé de performances optimales
Un sommeil de qualité est aussi fondamental que de bien se nourrir et s'hydrater. En effet, il contribue à des performances cognitives améliorées : concentration, réactivité, et mémoire.
De plus, un sommeil réparateur fortifie le système immunitaire, aide à gérer le stress et réduit les risques de maladies chroniques, tout en facilitant la régulation du poids.
Les conséquences d'un sommeil perturbé
Une mauvaise qualité de sommeil impacte gravement notre santé. Elle peut être à l'origine de troubles métaboliques et de diverses maladies.
Un mauvais sommeil affecte non seulement la concentration et le temps de réaction, mais peut également engendrer de mauvaises décisions et augmenter le risque de prises de risques.
De surcroît, l’humeur en pâtit souvent, entraînant irritabilité et, à long terme, un risque accru de dépression.
Les effets collatéraux du manque de sommeil incluent également l’hypertension, les maladies cardiovasculaires, le diabète, et l’obésité.
Aliments à éviter pour une bonne nuit de sommeil
La qualité du sommeil est largement influencée par nos choix alimentaires. Le Dr Marc Rey souligne que si aucun aliment n'est totalement interdit, certains doivent être évités le soir.
Les repas copieux doivent être proscrits, car la digestion est prolongée et la température corporelle augmente, rendant l'endormissement plus difficile. Il est conseillé de dîner au moins deux heures avant le coucher.
Par ailleurs, les repas épicés peuvent causer des reflux gastriques, ce qui nuit à la qualité du sommeil. Les protéines, difficiles à digérer, ainsi que les aliments contenant des sucres rapides, à limiter, peuvent également perturber le repos nocturne.
Les stimulants tels que café, thé, et chocolat, sont à éviter après 16 heures, surtout pour les plus sensibles. Enfin, l'alcool, bien qu'il puisse donner l'illusion de faciliter l'endormissement, est contre-productif : il nuit au sommeil profond et augmente le risque de cauchemars et de somnambulisme.
Aliments favorables au sommeil
À l’inverse, certains aliments contribuent à améliorer la qualité de votre sommeil. Les féculents permettent une diffusion lente des glucides, aidant à prévenir les fringales nocturnes. Riches en tryptophane, les pommes de terre, pâtes et riz sont à privilégier le soir.
Pour celles et ceux qui apprécient les infusions, une pincée de cannelle peut favoriser la détente et réguler le taux de sucre sanguin, facilitant ainsi l'endormissement.







