Selon un rapport de l'Académie américaine des sciences, les cultures d'organismes génétiquement modifiés (OGM) ne poseraient pas de risques notables pour la santé humaine ni pour l'environnement, du moins à court terme.
Une évaluation rigoureuse
Pour établir cette conclusion, une analyse approfondie de près de 900 études scientifiques a été réalisée. L'objectif était d'éclairer les débats qui persistent depuis deux décennies autour des effets des OGM, opposant d'un côté, les sceptiques préoccupés par la santé et l'éthique, et de l'autre, ceux favorables à l'innovation technologique.
Selon les experts, "le comité n'a pas trouvé de preuve concluante d'une relation de cause à effet entre les cultures OGM et les problèmes environnementaux", notamment en ce qui concerne la biodiversité. Similairement, les recherches n'ont pas établi de lien entre la consommation d'OGM et les maladies chroniques.
Précautions face aux incertitudes
Cependant, les experts précisent que le fait qu'aucun lien n'ait été démontré ne signifie pas l'absence totale de risque. Les cultures OGM étant relativement récentes, il est difficile d'évaluer leurs effets à long terme. Des transferts de gènes entre organismes modifiés et naturels ont été observés, mais l'impact sur les espèces concernées reste incertain. "La complexité d'évaluer les changements environnementaux à long terme rend les conclusions définitives délicates à établir", conclut le comité.
En France, l'inquiétude autour des OGM est palpable : un sondage Ifop réalisé en avril dernier a révélé qu'une majorité de Français serait prête à débourser davantage pour des produits sans OGM.







