Les pouvoirs du microbiote intestinal sur la peau, le moral ou l’immunité sont désormais bien documentés. Aujourd’hui, des scientifiques avancent qu’il pourrait également jouer un rôle crucial dans la longévité. Détails.
Une découverte surprenante
Après des décennies de recherche sur le secret des centenaires, des scientifiques japonais de la faculté Keiō de Tokyo ont peut-être mis à jour une méthode clé pour prolonger la vie. Leur étude, publiée l’été dernier dans Nature, révèle que le microbiote intestinal des personnes âgées de plus de 100 ans contient des bactéries spécifiques capables de produire des acides biliaires secondaires. Ces composés pourraient protéger contre certains agents pathogènes résistants et maintenir un bon équilibre de la flore intestinale, favorisant ainsi une relation bénéfique entre l’organisme et ses microbes.
L'impact du microbiote sur le vieillissement
Cette recherche soutient les théories avancées par des chercheurs tels que le Pr Paul O'Toole, qui expliquent que notre microbiote pourrait influencer notre vitesse de vieillissement. Selon Joël Doré, directeur de recherche à l’Institut Micalis, une altération du microbiote apparaît généralement avec l’âge, marquée par une diminution de sa diversité, souvent en raison d’une alimentation moins variée et d'une baisse de la production de mucus protecteur. Ce déclin peut nuire à notre système immunitaire et augmenter la vulnérabilité face aux infections.
Vers des solutions personnalisées
La question se pose alors : est-il possible de ralentir le vieillissement en modifiant notre microbiote ? Jean-Paul Motta, chercheur à l'Inserm, souligne que chaque microbiote évolue différemment et il n’existe pas de composition unique pour rester en bonne santé. Les perspectives thérapeutiques s’annoncent prometteuses avec les recherches sur des prébiotiques et des transplantations fécales, pouvant apporter des solutions pour des pathologies spécifiques. En attendant, une alimentation riche et variée, axée sur les végétaux, pourrait favoriser le bien-être intestinal.
"Une composition universelle de microbiote pour vivre longtemps n'existe pas" - Jean-Paul Motta
Parallèlement, le jeûne intermittent se distingue également comme une méthode efficace pour prévenir les effets du temps. Le Pr Valter Longo, un expert en gérontologie, évoque des études qui montrent que le jeûne peut avoir des effets réparateurs sur nos cellules, améliorant ainsi la longévité. En effet, cela incite à une réduction calorique bénéfique, sans effets secondaires, essentielle pour ralentir le vieillissement cellulaire.







