Une récente étude a mis en lumière un paradoxe : si les huiles végétales sont reconnues pour leur capacité à réduire le mauvais cholestérol, elles ne semblent toutefois pas diminuer le risque de maladies cardiaques.
Des résultats surprenants sur la santé cardiaque
Selon une recherche publiée dans le British Medical Journal, les scientifiques ont observé que, bien que les huiles végétales contribuent à une réduction d'environ 13 % du cholestérol, elles n'ont pas eu d'effet mesurable sur la mortalité ni sur l'incidence des maladies cardiovasculaires. L'étude, réalisée par des experts de plusieurs institutions de renommée, dont le National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism (NIAAA/NIH), a porté sur plus de 10 000 participants, divisés en deux groupes : l'un consommant principalement des graisses saturées, comme la viande et le beurre, et l'autre se nourrissant d'huiles végétales riches en acide linoléique, telles que l'huile de maïs ou de tournesol.
Une évaluation des risques
Les chercheurs ont noté qu'une diminution du cholestérol ne signifie pas une baisse des décès. En effet, pour chaque réduction de 0,78 mmol/L de cholestérol, le risque de mortalité toute cause confondue augmente de 22 %. Bien que la substitution des graisses saturées par des huiles végétales puisse abaisser le cholestérol, cela ne semble pas réduire le risque d'événements cardiovasculaires ou de décès.
Le Pr Frank M. Sachs de l'Université de Boston a souligné que l'étude n'est "pas fiable", principalement en raison de la durée trop courte pour évaluer les effets à long terme sur la santé cardiaque. Il estime qu'au moins deux ans sont nécessaires pour observer des résultats significatifs sur les maladies cardiovasculaires avec des traitements hypocholestérolémiants.







