Bien que reconnues pour leur efficacité à diminuer le mauvais cholestérol, les huiles végétales pourraient mettre en péril la santé cardiaque. C'est ce que révèle une étude récente publiée dans le British Medical Journal.
Une étude marquante sur plus de 10 000 participants
Les chercheurs du National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism (NIAAA/NIH), de l'Université de Caroline du Nord, de l'Illinois et de la Mayo Clinic, ont examiné les données de plus de 10 000 volontaires. Ces derniers ont été divisés en deux groupes : l'un suivi d'une diète riche en graisses saturées (viande, beurre, crème), et l'autre consommant principalement des huiles végétales contenant de l'acide linoléique (oméga 6), telles que l'huile de maïs ou de tournesol.
Des résultats inattendus
Les scientifiques ont observé une chute d'environ 13% du mauvais cholestérol chez ceux ayant consommé des huiles végétales. En revanche, aucune réduction significative des maladies cardiovasculaires ni de la mortalité globale n’a été constatée dans ce groupe. Étonnamment, pour chaque diminution de 0,78 mm/l de cholestérol, le risque de décès augmentait de 22%. Ce paradoxe amène à remettre en question les effets bénéfiques des huiles végétales sur la santé cardiaque.
Les limites d'une étude
Bien que les données montrent que substituer des graisses saturées par des huiles végétales peut réduire le cholestérol, cela ne semble pas diminuer les décès liés à des affections cardiaques. Le professeur Frank M. Sachs, de l’Université de Boston, a critiqué l’étude en déclarant qu’elle manquait de fiabilité. Selon lui, un traitement visant à réduire le cholestérol nécessite au moins deux ans pour en évaluer les effets réels sur les maladies cardiovasculaires.







