Le croque-notes de François Simon. Aujourd'hui, Cartet à Paris.
Une atmosphère particulière
Dans le restaurant Cartet, on pourrait comparer les chefs à des Robinson Crusoé modernes, isolés sur une île où les clients, souvent perdus dans leurs préoccupations, peinent à apprécier la richesse de leur savoir-faire. Le cadre est inattendu : à votre arrivée, le restaurant semble fermé, renforçant cette impression de solitude presque mystique qui règne dans cet établissement (62, rue de Malte, 75011 Paris, Tél. : 01 48 05 17 65).
Cuisine pleine de chaleur
Après avoir hésité, vous poussez la porte et la magie opère. Le propriétaire, surprise sur le visage, vous accueille chaleureusement, brisant ce mur d'isolement. À peine quatre tables, dont deux dressées, vous vous sentez aussitôt comme chez vous. Il partage avec humour ses réflexions sur l'avenir du monde culinaire. En cuisine, l'ambiance est vivante : les sons des aliments qui cuisent résonnent, et bientôt un délicieux chateaubriand (32 euros) accompagné d'un gratin dauphinois irrésistible arrive à votre table.
Un dessert mémorable
En guise de dessert (17 euros), le chef présente des jattes pleines de mousse au chocolat et de crème caramel. La proposition d'une tarte au citron ajoute une touche personnelle à votre soirée. Moins de vingt minutes plus tard, la tarte arrive, encore chaude.
Dans cette ambiance close et rassurante, vous savourez non seulement la cuisine mais aussi un moment hors du temps, semblable à une montgolfière flottant au-dessus de la ville. Cartet se révèle être une expérience à la fois intime et authentique.







