Pour optimiser la densité musculaire, il est recommandé de répartir la consommation de protéines tout au long de la journée, notamment au petit-déjeuner. Une étude récente menée par des chercheurs américains met en lumière cette nécessité.
Un petit-déjeuner riche en protéines
Les résultats d'une recherche publiée dans le Journal of Nutrition soulignent que favoriser le bon apport en protéines au petit-déjeuner pourrait considérablement améliorer la densité musculaire. Cependant, il est courant pour les Occidentaux de privilégier les sucres rapides le matin, de consommer plutôt une salade ou un sandwich au déjeuner, et de réserver les repas copieux à base de protéines pour le dîner.
Les bénéfices d'une répartition équilibrée des protéines
Des scientifiques de l’Université du Texas ont analysé des participants en bonne santé et à poids normal, qui ont suivi plusieurs régimes avec des apports en protéines répartis différemment au cours de la journée. L'étude a révélé que ceux qui consommaient des protéines régulièrement tout au long de la journée avaient une synthèse musculaire augmentée de 25% par rapport à ceux qui les prenaient uniquement au dîner. Doug Paddon-Jones, professeur en nutrition, ajoute : « Nous avons tendance à ingérer trop de protéines le soir, ce qui peut être partiellement converti en graisse ou en glucose. »
Conseils pour un petit-déjeuner équilibré
Pour améliorer votre petit-déjeuner, envisagez de remplacer certains glucides, notamment les sucres rapides, par des protéines de haute qualité. Vous pourriez opter pour un œuf, un verre de lait ou un yaourt, et ainsi viser environ 30 grammes de protéines. Répétez cette approche pour le déjeuner et réduisez légèrement l'apport au dîner. En suivant ces recommandations, vous faciliterez votre synthèse de protéines musculaires tout au long de la journée.
Cette étude corrobore une analyse antérieure de l'Université du Missouri-Columbia qui indiquait qu'un petit-déjeuner riche en protéines contribue à contrôler l'appétit matin. Heather Leidy, experte en régulation de l'appétit, souligne que même si les Américains et les Français consomment suffisamment de protéines, leur apport au petit-déjeuner reste nettement insuffisant comparé à celui du dîner.







