La charcuterie, bien qu’agréable au goût, peut s'avérer dangereuse pour notre santé, notamment celle de notre cœur. Mais parmi tous ces produits, lesquels sont réellement à éviter ? Deux cardiologues nous livrent leurs recommandations.
Les dangers de la charcuterie pour le cœur
Les charcuteries, riches en graisses et en sel, sont largement reconnues pour leurs effets délétères. Selon le Dr Philippe Gosse, cardiologue à l’hôpital Saint-André de Bordeaux, « tous les produits de charcuterie partagent une haute teneur en sel et en graisses, ce qui augmente les risques de maladies cardiovasculaires. » Le Dr Jean-François Renucci, également cardiologue, confirme que ces aliments sont principalement responsables d'un taux élevé de cholestérol et de problèmes d'hypertension artérielle.
Les pires charcuteries révélées
Pour le Dr Renucci, la charcuterie la plus néfaste est celle excessivement salée. « Les niveaux de sel les plus élevés se retrouvent dans le jambon cru ou fumé, suivis du saucisson et de la coppa. »
Le Dr Gosse alerte également sur les charcuteries contenant des nitrites, qui augmentent le risque de cancer et pourraient impacter les capacités cognitives. Le jambon cru et les produits similaires, souvent traités avec des sels nitrités, représentent donc les plus grands dangers pour le cœur.
Mais pourquoi ces charcuteries sont-elles si salées ? « Le sel est essentiel pour la conservation du jambon et rehausse le goût », explique le Dr Renucci. En effet, les Français consomment en moyenne 10 à 12 grammes de sel par jour, bien au-delà des 5 à 6 grammes recommandés par l’OMS.
Comment déguster la charcuterie en restant prudent ?
Les recommandations des experts sont claires : « Limitez la charcuterie à une ou deux fois par semaine. Plus vous en consommez, plus vous augmentez les risques d’événements cardiovasculaires », avertit le Dr Gosse. Bien que la charcuterie à base de poulet soit moins grasse, son taux de sel reste préoccupant.
Pour une alternative plus saine, le Dr Renucci suggère le jambon blanc, qui contient moins de sodium, environ 3 grammes pour 100 grammes. Grâce à des initiatives comme le Nutriscore, une sensibilisation croissante s’opère autour des produits hauts en sel et en graisses.







