Retour sur sept années de ce mouvement d'« agitateurs de popotes »
Depuis sept ans, le Fooding bouscule le monde de la gastronomie française. Qu'on l'apprécie ou non, ce mouvement a su injecter une touche d'humour et de glamour dans la cuisine. Sa "8e semaine", qui débute ce lundi, promet d'être captivante.
Le Fooding, créateur de tendances ou simple baromètre de l'air du temps ? Peu importe la réponse. Au cours de ses sept années d'existence, l'équipe a réussi à désacraliser, déchiffrer et rebooster un paysage culinaire qui se cachait derrière un vernis de perfection. Emmanuel Rubin, cofondateur, décrit ce mouvement comme "un accélérateur de particules alimentaires". Plus humoristique, le reste de l'équipe se qualifie d'"agit'popotes". Une chose est sûre : à travers ses événements et ses guides, le Fooding a indéniablement façonné les goûts de notre époque et transformé notre manière d'aborder la cuisine.
Des changements concrets dans la gastronomie
Dévorer la déco. En 2000, le Fooding a posé la question de l'importance du décor au restaurant. Ce débat a suscité des réactions vives, mais les partisans du mouvement ont persisté, affirmant que l'ambiance est tout aussi cruciale que la nourriture. Ils ont même récompensé Noé Duchaufour-Lawrance pour le design d'un restaurant, prouvant ainsi que l'esthétique et la qualité ne sont pas opposées. Depuis, les établissements visés par des étoiles Michelins explorent des partenariats avec des designers pour améliorer leur cadre.
Dialoguer avec les chefs. Avant le Fooding, les chefs étaient principalement vus à la télévision ou en service dans leur restaurant. Grâce à ce mouvement, ils sont maintenant accessibles au public, comme lorsque des chefs célèbres, tels que Guy Savoy, servent la soupe aux passants. Des événements de street food ont encouragé les chefs à démontrer que l'on peut manger rapidement tout en bénéficiant d'excellents plats. En sept ans, environ soixante-dix chefs ont participé à ces événements, créant des liens avec une nouvelle clientèle.
Pique-niquer en toute saison. Le concept des "Grands Fooding d'été" a connu un grand succès avec des pique-niques urbains dans diverses villes. Cela a lancé une tendance de pique-niques chics, avec des soirées improvisées sur les ponts de Paris, accompagnées de flûtes de champagne.
Une approche moderne de la cuisine
Faire son cooking out. En choisissant des lieux branchés pour ses événements, le Fooding a prouvé que la cuisine pouvait être jeune et ludique. Cela a encouragé de nombreux foodies à embrasser leur passion pour la cuisine, autrefois considérée comme démodée. Aujourd'hui, la cuisine est synonyme de glamour et d'innovation, attirant des artisans et chefs renommés.
Inventer et renouveler le vocabulaire culinaire. Le Fooding contribue à faire évoluer le langage culinaire avec des termes comme "bistronomie" et "cave à manger". Ces néologismes décrivent des tendances gastronomiques modernes, tout en aspirant à enrichir le langage à mesure que de nouveaux styles émergent.
Mélanger les genres et dédramatiser la gastronomie. L'une des plus grandes contributions du Fooding a été de rendre le monde de la gastronomie plus accessible et ludique. Cela donne la chance aux chefs de se montrer sous un nouveau jour, loin des attentes traditionnelles. Les événements où des célébrités mélangent le gourmet et le populaire invitent une approche plus décontractée de la gastronomie.
Ce qu'ils nous mijotent
– La "8e semaine du Fooding" commence ce lundi 26 et culminera le 4 décembre avec une soirée d'anniversaire. Des événements permettront aux passionnés de cuisine de dîner chez des chefs tout en partageant des moments conviviaux à Paris, Lyon ou Marseille. À gagner également, un dîner dans les cuisines de chefs réputés et des soirées animées par des artistes culinaires. Plus d'informations sur www.lefooding.com.







