Que ce soit en savourant des barres chocolatées au bureau ou en grignotant des bonbons au cinéma, l'appel du sucre est souvent irrésistible. Mais d'où provient cette envie irrépressible ? Alors que notre balance commence à nous faire les gros yeux, explorons ensemble les racines de cette obsession.
Le lien entre les féculents et l'envie de sucre
Il est difficile de résister aux biscuits l'après-midi ou après le dîner, surtout si l'on fait partie de ceux qui évitent les féculents par crainte de prendre du poids. Selon Damien Galtier, diététicien-nutritionniste, "ne pas consommer suffisamment de sucres durant la journée génère un besoin normal". Le cerveau, les reins, et le système nerveux requièrent du sucre. En sautant des repas ou en observant des horaires irréguliers, notre organisme se retrouve en déficit. Résultat : une quête vers les distributeurs de confiseries. Ajouter des légumes secs, des pâtes ou du riz al dente dans notre alimentation peut significativement améliorer la situation.
Les pulsions conditionnées : un mode de compensation
Nos envies peuvent également être le produit d’habitudes psychologiques. Galtier indique que "certains individus, durant leur enfance, ont été fortement conditionnés à recevoir des sucreries en compensation". Cela se traduit par un réflexe : un bonbon après une piqûre chez le médecin ou un gâteau pour une bonne note. Le sucre devient alors un soulagement pour les émotions négatives. Pour contrebalancer ce réflexe, il est judicieux de trouver d'autres façons d'atteindre le plaisir, telles que le sport ou des activités manuelles. Dans les cas de dépendance plus marqués, consulter un spécialiste via une thérapie comportementale peut apporter un soutien appréciable.
Le sucre : un remontant naturel
Un autre aspect à considérer est l'effet positif du sucre sur notre humeur. Lorsqu'on ingère un aliment sucré, un processus chimique se met en marche : le pancréas secrète de l'insuline, permettant aux cellules d'absorber le sucre. Cette action favorise également l'entrée de L-tryptophane dans le cerveau, où il se transforme en sérotonine, un neurotransmetteur associé à la sensation de bien-être. Ainsi, quand le moral est en berne, notre organisme cherche à le remonter en produisant davantage de sérotonine, pour laquelle il a besoin de sucre. C'est pourquoi l'envie de sucreries s'intensifie lorsque notre état émotionnel diminue.
Pour aller plus loin
- Identifiez les moments de vos envies de sucre.
- Recherchez des alternatives saines.
- Établissez un plan alimentaire équilibré.
- Pratiquez des activités relaxantes pour gérer le stress.
- Consultez un professionnel si nécessaire.







