Pour préserver la santé de votre cœur, opter pour du beurre serait préférable à la margarine, selon une méta-analyse menée par des chercheurs canadiens.
L'huile d'olive reste un choix supérieur, mais entre beurre et margarine, laquelle est vraiment la moins saine ? Une étude publiée dans le British Medical Journal apporte des éclaircissements. Ce travail de synthèse s'appuie sur une cinquantaine de recherches sur la consommation de graisses, y compris les graisses saturées et les acides gras trans industriels, et leur influence sur les maladies cardiaques, les AVC et le diabète de type 2.
Les résultats surprenants des chercheurs
Selon les conclusions de l'équipe de la McMaster University et de l'université de Toronto, les produits comme la margarine, riches en acides gras trans, sont plus préjudiciables que ceux contenant des graisses saturées, comme le beurre et le fromage.
En effet, la consommation d'acides gras trans est associée à une augmentation du risque de décès de 34%, de maladies cardiaques de 28% et de maladies cardiovasculaires de 21%. En revanche, aucune corrélation n'a été établie entre l'apport en graisses saturées et une hausse du risque de maladies cardiaques ou de diabète. Toutefois, les chercheurs avertissent que l'absence de lien ne garantit pas l'innocuité des graisses saturées.
Les dangers des acides gras trans
Les acides gras trans sont des gras insaturés souvent utilisés dans l'industrie alimentaire pour prolonger la durée de conservation des aliments et améliorer leur goût. On les retrouve dans de nombreux produits industriels : pâtisseries, plats préparés, pizzas, et plus encore.
Ces graisses sont régulièrement pointées du doigt par les autorités de santé, notamment aux États-Unis, qui ont demandé leur retrait total des aliments d'ici 2018. Actuellement, un aliment industriel sur trois sur le marché américain en contient encore.
Des études ont démontré qu'un excès d'acides gras trans, supérieurs à 2% de l'énergie ingérée, augmente le risque de maladies cardiovasculaires, comme le souligne l'Anses en France. Cependant, la situation est moins alarmante en France, où l'apport en acides gras trans est estimé à 1,3% de la consommation énergétique totale.







