Malgré l'existence du logo « Viandes de France », beaucoup de consommateurs peinent encore à identifier l'origine des produits carnés. Le mouvement Familles rurales alerte sur la nécessité d'une traçabilité renforcée.
Une enquête révélatrice
Trois ans après le scandale de la viande de cheval, Familles rurales a réalisé une enquête auprès de 700 familles dans 73 départements. L'étude a fait émerger des résultats préoccupants : 40 % des interrogés estiment ne pas être mieux informés concernant l'origine des viandes. En effet, la perception varie considérablement d'un produit à l'autre. Ainsi, 70 % des consommateurs savent d'où provient la viande brute, mais seulement 30 % pour la charcuterie et une faible proportion de 9 % pour les plats préparés. Notons que l'origine demeure le critère principal d'achat, suivi de près par le prix.
L'urgente nécessité de traçabilité
Depuis le fameux « Chevalgate » de 2013, l'instauration du logo « Viandes de France » n'a pas suffi à rassurer les consommateurs, 70 % d'entre eux doutant de sa signification réelle. Familles rurales insiste sur l'importance de la traçabilité, qu'elle soit brute ou transformée. Le mouvement exhorte le gouvernement et l'Union européenne à renforcer le cadre législatif pour obliger l'indication de l'origine sur tous les produits carnés.
Vers une meilleure transparence
Familles rurales plaide également pour que les professionnels du secteur alimentaire développent davantage de produits en adéquation avec la démarche « Viandes de France », afin d'offrir aux consommateurs un véritable choix. À ce titre, les exigences ne devraient pas se limiter à la viande, mais inclure d'autres produits d'origine animale tels que le lait, les œufs ou le miel.
Enfin, en novembre 2015, le Bureau européen des unions de consommateurs (Beuc) avait déjà réclamé plus de vigilance face à certaines appellations trompeuses sur les étiquettes des produits carnés, appelant à une transparence accrue dans le secteur.







