Faut-il, ou non, garder les noyaux de cerises dans le clafoutis ? Laurent Mariotte vous livre la réponse ici ! Ce n'est pas qu'une histoire de texture...
Pour profiter pleinement de la saison des cerises, qui s'étend de fin mai à mi-juillet, rien ne vaut un clafoutis fait maison. Cet entremets, à la fois facile à réaliser et savoureux, fait généralement l'unanimité... jusqu'à ce que la question des noyaux soit soulevée. Deux écoles s'opposent : d'un côté, ceux qui prônent la conservation des noyaux, arguant que cela enrichit la saveur du clafoutis et épargnant ainsi la corvée de dénoyautage ; de l'autre, ceux qui s'y opposent, dénonçant une texture désagréable en bouche. Pour éclaircir ce débat, Laurent Mariotte s'appuie sur l'autorité d'un chef de renom : Paul Bocuse. Ce dernier affirmait sans équivoque que les puristes ne préparent le clafoutis qu'avec les noyaux.
"En ce qui concerne le noyau, monsieur Paul Bocuse ne jurait que par la tradition", se rappelle Laurent Mariotte dans sa vidéo YouTube. Conserver le noyau, c’est donc une tâche de moins à réaliser en cuisine. Bien que le dénoyautage soit long et contraignant, Laurent souligne que la raison majeure de conserver les noyaux n'est pas simplement la facilité : "Ce n'est pas juste pour diminuer les gestes, c'est aussi pour accentuer le délicat arôme de noisette et d'amande contenu dans le noyau". Cet arôme gourmand se libère durant la cuisson et parfume délicatement le clafoutis. À l'inverse, retirer les noyaux priverait la recette de ce parfum unique, essentiel à une dégustation réussie.
Mais ce n'est pas tout. Comme le précise Laurent Mariotte, lorsque les cerises sont dénoyautées, elles relâchent du jus pendant la cuisson. Ce jus peut rendre l'appareil plus liquide, potentiellement gâchant la consistance de votre clafoutis. Voilà un argument de plus à considérer ! Alors, quel camp choisissez-vous ? Quelle que soit votre réponse, l’essentiel est de savourer ce dessert emblématique de l’été selon vos préférences !







