Le magazine 60 millions de consommateurs aRecently évalué une cinquantaine de crèmes dessert, qu'elles soient lactées ou végétales. Dans le dernier numéro, des conclusions surprenantes émergent concernant la qualité nutritionnelle de ces douceurs.
Un plaisir sucré trompeur
La mousse au chocolat et la crème caramel sont de véritables favorites chez les Français, avec une consommation moyenne de 6 kg par habitant et par an. Toutefois, leur contenu soulève des interrogations. Dans son numéro de janvier, le magazine a scruté 50 références, allant des mousses au chocolat aux desserts végétaux, et les résultats sont peu flatteurs.
De nombreuses marques semblent s'écarter des recettes authentiques, ajoutant des ingrédients non conventionnels. Par exemple, certaines mousses au chocolat, au lieu d'œufs, sont réalisées avec du lait, tout en ayant recours à des émulsifiants et des agents texturants. Cela inclut des composants comme l'amidon modifié et la gélatine, qui figurent dans près de la moitié des échantillons examinés. Leur consommation pourrait avoir des conséquences néfastes sur la santé intestinale, comme l'ont signalé plusieurs études.
À quoi ressemblent nos desserts ?
Le constat est similaire pour la traditionnelle crème caramel qui, au lieu d'être préparée avec juste de l'eau et du sucre, peut parfois contenir jusqu'à sept ingrédients, y compris divers sucres raffinés. En outre, les niveaux de sucre dans ces desserts dépassent souvent les recommandations, avec des portions affichant entre 15,7 g et 18,2 g de sucre, représentant plus d'un tiers des apports journaliers conseillés par l'ANSES.
En revanche, certains produits se démarquent par leur qualité, comme les desserts de Bonne Maman et la mousse au chocolat de La Fermière, qui présentent des compositions plus artisanales et naturelles.
Vigilance envers les alternatives végétales
Les desserts végétaux, prisés par les intolérants au lactose et les vegans, ne sont pas exemptés de critiques. 60 millions de consommateurs met en lumière leur coloration surprenante en eau, atteignant plus de 75% pour certains produits. Pour masquer cette texture, des marques ajoutent des arômes et des correcteurs d'acidité, mais à fortes doses, ces additifs peuvent poser des risques pour la santé dentaire et rénale.
En somme, aucun des produits analysés ne peut se vanter d'être dans la catégorie "très bon", définie comme contenant moins de 40 kcal par portion. Face à ces résultats, il peut être judicieux d'opter pour des yaourts natures ou des fruits en fin de repas.
(1) Mensuel N° 576 - "Grandes surfaces : des promos pas réglo", 4,80€, disponible en kiosque et sur www.60millions-mag.com.







