Une étude récente divulguée par BMC Medicine met en lumière une inquiétante réalité : les individus suivant un régime végétarien risquent de subir des fractures de la hanche 50 % plus fréquemment que ceux qui consomment de la viande.
Le régime végétarien exclut tous types de viande, poisson et fruits de mer, bien qu'il puisse inclure des œufs selon les préférences personnelles. Beaucoup choisissent ce mode de vie pour des raisons éthiques ou de bien-être, favorisant la santé et la préservation de l'environnement.
Le constat inquiétant des chercheurs britanniques
Une équipe de l'Université de Leeds (Royaume-Uni) a mené une étude sur plus de 413 000 participants entre 2006 et 2010. Les résultats montrent que parmi ces individus, 3 503 ont souffert de fractures de la hanche, témoignant d'un taux d'incidence général inférieur à 1 %. Néanmoins, le risque chez les végétariens se distingue des mangeurs fréquents de viande par une différence marquée.
Le risque accru de 50 % observé chez les végétariens reste valable indépendamment du sexe des participants. Les chercheurs attribuent cette prédisposition à l'indice de masse corporelle (IMC), qui tend à être plus bas chez ceux qui ne consomment pas de protéines animales. Selon leur analyse : "Un IMC réduit pourrait être un facteur clé expliquant pourquoi le risque de fracture est plus important".
Les enjeux nutritionnels
Une autre préoccupation émerge : le manque d'éducation nutritionnelle parmi certains végétariens, entraînant des carences éventuelles en protéines. Environ 17 % de ces personnes ne respectent pas les recommandations pour un apport protéique adéquat. Les chercheurs soulignent l'importance d'un régime équilibré et du maintien d'un IMC sain pour préserver la santé ossaire et musculaire.
Les bénéfices indéniables d'un régime végétarien
Toutefois, les scientifiques ne cherchent pas à dissuader les personnes de suivre un régime végétarien. James Webster, doctorant à la School of Food Science and Nutrition, argue que même si les végétariens montrent un risque accru de fracture de la hanche, cela ne se traduit que par 3 cas additionnels pour 1 000 personnes sur une décennie. Les bénéfices sur la santé, tels qu'un risque réduit de cancer et de maladies cardiovasculaires, demeurent significatifs et souvent prépondérants.







