Peut-on vraiment se fier à ces outils numériques ? C'est la question soulevée par le rapport du think tank Terra Nova, qui examine l'impact des applications comme Yuka et Foodvisor sur les choix alimentaires des consommateurs français.
Avec un Français sur quatre qui scanne ses produits avant de les acheter, les applications de notation alimentaire ont conquis un large public. Mais la confiance accordée à ces technologies mérite réflexion.
Quelle fiabilité scientifique ?
Le Nutri-score, la présence d'additifs et diverses labellisations figurent parmi les critères essentiels de notation pour la plupart de ces outils virtuels. Toutefois, le poids de chaque critère peut varier d'une application à l'autre. Certaines, ciblant des régimes spécifiques, ajoutent même des éléments additionnels tels que les certifications, le mode de transport ou les méthodes de production. Cette diversité rend la méthodologie d'évaluation plus complexe à valider.
En d'autres termes, chaque application possède son propre système de notation, qui n'est ni standardisé, ni contrôlé. Cette absence de transparence pousse Terra Nova à appeler à une vigilance accrue de la part des services publics, pour envisager une forme de régulation de ces outils en ligne.
De plus, des applications comme Yuka, Open Food Facts ou Kwalito offrent désormais des conseils et un accompagnement qui imitent les pratiques des professionnels de santé. Cependant, la légitimité de ces conseils est sujette à débat, car ces applications ne remplacent pas les avis médicaux.
Nutri-Score : nouveaux critères 2025
À partir de 2025, il est prévu que 30 à 40 % des produits des supermarchés voient leur Nutri-score ajusté. Cette évolution pourrait changer la donne dans le secteur de l'alimentation.
Un impact positif sur les industriels
Malgré un certain scepticisme concernant les applications de notation, elles ont indéniablement provoqué une remise en question au sein des industriels et des distributeurs. Selon le rapport de Terra Nova, plusieurs géants de la grande distribution ont commencé à répondre à l'appel croissant des consommateurs pour plus de transparence. Le désir de mieux manger et de contrôler le contenu de son assiette devient incontournable, entraînant une réponse commerciale de la part des marques et supermarchés.







